Boottle : « donner à tous les vins une égalité d’opportunités ! »
Publié le 16.11.2011
Le repas gastronomique des Français » a été classé par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Que cela signifie-t-il pour vous ?
Comme dit Catherine Colonna, ambassadrice de France auprès de l'Unesco :"Les Français aiment se retrouver, bien boire et bien manger et célébrer un bon moment de cette façon. C'est une partie de nos traditions et une tradition bien vivante"
Il n'y a rien à ajouter à cette citation, c'est le résultat d'une longue tradition française qui reste unique.
Pour Vin & Société, l’éducation, la transmission, l’apprentissage de l’amour du vin, sont les facteurs essentiels d’une consommation juste et équilibrée… Comment défendre selon vous cette position au quotidien ?
Quand on aime le vin, et les gens qui le font, on ne peut qu'avoir une consommation juste et équilibrée. C'est une question de respect. Il ne suffit pas de bien parler d'un vin, il faut aussi parler du vigneron. Chaque vin est à l'image du vigneron. Et les vignerons sont des personnages qui réservent souvent des rencontres passionnantes.
Bien faire partager sa connaissance du vin peut provoquer des passions notamment chez les jeunes. Et une consommation très liée au plaisir.
Pour terminer en beauté, pouvez-vous nous raconter votre plus beau souvenir de vin ?
C'était lors d'une tournée dans le Beaujolais. J'ai rencontré un vieux vigneron de Brouilly qui exploitait depuis toujours les vignes d'une famille de propriétaires qui avait quitté le domaine. Il m'a invité dans son chai très rustique où il y avait trois foudres de bois hors d'âge et quelques rangées de bouteilles. Nous avons dégusté son millésime 2003 qui aurait pu être victime de la grande canicule. C'était un vin d'une élégance et d'une droiture incroyable, un souvenir de griotte encore présent aujourd'hui.
Comme quoi un « petit vin » peut s'avérer immense...