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Foire Aux Questions

Le Vin peut-il être bon pour la santé ? Vin rouge ou blanc, est-ce différent ? Hommes, femmes : les repères de modération sont-ils les mêmes ? Qu’appelle-t-on une consommation excessive ? Faut-il uniquement boire pendant les repas ? 9 réponses pour vous aider !

  1. 1 Il est dit qu’une consommation modérée de vin peut avoir des effets bénéfiques sur la santé. Qu’en est-il vraiment ?

    Il a été prouvé que le vin, et notamment l’alcool et les polyphénols* qu’il contient, ont limitent les risques de maladies cardiovasculaires. Des études ont démontré que les consommateurs modérés de vin présentaient moins d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux que les abstinents (à régime alimentaire équivalent).

    * Les polyphénols du vin, autrement appelés tanins, sont des molécules végétales ayant un fort pouvoir antioxydant. Ces tanins interviennent aussi dans les caractères organoleptiques du vin (astringence, saveur, dureté).

  2. 2 Le vin rouge et le vin blanc ont-ils des effets différents sur la santé ?

    Tous les vins ont des effets bénéfiques sur la santé en raison de l’alcool et des polyphénols* qu’ils contiennent. Les quantités d’alcool varient peu entre vins rouges rosés et blanc. Par contre, les vins rouges sont plus riches en polyphénols (antioxydants) que les rosés et les blancs, même si les teneurs sont très variables d’un vin à un autre. A ce jour, aucune étude ne compare les effets sur la santé des différentes couleurs des vins. Buvez le vin que vous préférez, variez les plaisirs et respectez les repères de consommation.

    L’effet protecteur est associé à une consommation modérée de vin en général.

    * Les polyphénols du vin, autrement appelés tanins, sont des molécules végétales ayant un fort pouvoir antioxydant. Ces tanins interviennent aussi dans les caractères organoleptiques du vin (astringence, saveur, dureté).

  3. 3 Pour une même quantité d’alcool bue, les effets sur la santé du vin sont-ils les mêmes pour une consommation modérée et régulière que pour une consommation excessive et occasionnelle ?

    Les effets bénéfiques du vin sur la santé sont observés pour une consommation modérée et régulière. Modération dans les doses et régularité dans les prises priment pour bénéficier des effets bénéfiques du vin sur la santé.Une consommation excessive (plus de deux verres par jour pour les femmes et plus de trois verres par jour pour les hommes) a des effets néfastes sur la santé, même si elle est suivi d’une période d’abstinence. De plus, et l’ivresse augmente les comportements à risque (désinhibition, alcoolémie au volant, agressivité...).

  4. 4 Les effets de l’alcool sont-ils différents selon si le vin est consommé pendant ou hors du repas ?

    Pendant ou en dehors des repas, la quantité de vin, et donc d’alcool, bue reste la même. Cependant, consommé pendant un repas, l’alcool passe moins vite dans le sang, le pic d’alcoolémie est donc moindre. Ce mode de consommation permet alors de mieux apprécier le vin comme un mets dans votre repas et limite les risques d’ivresse et de comportements à risques. De plus, les polyphénols que contient le vin sont mieux assimilés au cours du repas.

  5. 5 Quels sont les effets d’une consommation excessive de vin sur ma santé ?

    Au-delà des comportements à risque que procure l’ivresse (alcool au volant, comportements violents...), l’alcool consommé avec excès provoque des effets néfastes sur la santé. En fonction de la sensibilité de chacun, la dépendance peut vite s’installer et conduire rapidement à l’isolement. En outre, une consommation excessive d’alcool augmente les risques de certaines pathologies, les cirrhoses du foie par exemple.

  6. 6 Pourquoi les recommandations sont-elles différentes pour les hommes et les femmes ?

    L’assimilation de l’alcool dépend du métabolisme et de la corpulence (taille, poids) de chacun, qui est plus importante chez les hommes que chez les femmes. De plus, l’alcool se diffuse dans l’eau contenue dans le corps. Les femmes présentent en général une plus faible quantité d’eau que les hommes et donc un moindre volume sanguin. En outre, notre capacité à dégrader l’alcool évolue d’un individu à l’autre, certains dégradent l’alcool très rapidement, pour d’autres comme beaucoup d’asiatiques, la dégradation de l’alcool est bien plus lente.

    Ces différents facteurs sont pris en compte dans les estimations de l’alcoolémie en fonction du nombre de verre, du sexe et du poids. En cas de doute, mieux vaut se contrôler avec un éthylotest.

  7. 7 Le vin est-il calorique ?

    Oui le vin apporte des calories, plus précisément c’est la molécule d’alcool qui est calorique. 1g d’alcool apporte 7 kcal. Pour comparaison, 1g de sucre apporte 4 kcal et 1g de lipides 9 kcal. En moyenne, 1 verre de vin apporte 65 kcal. Plus précisément, le vin est majoritairement composé d’eau (80 à 85%) et d’alcool (environ 11 à 15%), et dans une moindre mesure de glucides et de protéines (environ 1g pour 100g de vin). Un vin doux naturel contenant à la fois plus d’alcool et de sucre présente une valeur nutritionnelle plus élevée (132 kcal). Un Champagne ou un vin mousseux est plus énergétique qu’un vin tranquille.

    Cependant, un verre de vin reste moins calorique qu’un demi de bière (102 kcal pour un verre de 25cL) ou qu’un verre de whisky (72 kcal pour un verre de 3cL)

  8. 8 En combien de temps l’alcool est-il éliminé de mon organisme ?

    Une alcoolémie de 0,5g signifie que votre organisme contient 0,5g d’alcool par litre de sang. Si l’alcoolémie montre vite après l’absorption d’alcool, elle décroît beaucoup plus lentement : elle diminue en moyenne de 0,15g par heure. Ainsi, pour une alcoolémie de 0,6g il faut compter entre 4 et 5h pour que tout l’alcool soit éliminé. Ces calculs sont des estimations et dépendent de la corpulence et de la capacité à dégrader l’alcool.

  9. 9 Je prends des médicaments : puis-je m’accorder un verre ?

    Le bon réflexe en cas de prise de médicaments : la notice d’utilisation. La consommation d’alcool est par exemple fortement déconseillée avec la prise de certains anesthésiants, anticoagulants ou somnifères. L’alcool peut en effet interagir et modifier l’effet du médicament, voire amplifier ses effets secondaires. En cas de doute n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre médecin ou de votre pharmacien. De plus, la consommation d’alcool est proscrite pour certaines pathologies.