Grégoire Kalt - digital

Les objets connectés sont de plus en plus présents dans le quotidien des français. Selon une enquête menée par l’atelier BNP Paribas en 2014, ils seraient même 11 millions à être équipés en 2017. Mais qu’est-ce qu’un objet connecté exactement ? A quoi ça sert ? Cela peut-il être utile dans le monde du vin ? Vin et Société décrypte pour vous ce phénomène technologique et œnologique.   

L'Internet des objets, bientôt partout et pour tous?

L’Internet des objets, bientôt partout et pour tous ? 
Mais d’abord : c’est quoi un objet connecté ? C’est tout simplement un objet équipé de capteurs, d’un ordinateur interne et d’une connexion Internet et permettant d’accéder à une foule d’informations et de services. Parmi les objets les plus plébiscités selon l’étude Atelier BNP Paribas : la balance intelligente avec 6% des français équipés : une balance qui permet de suivre l’évolution de son poids avec grande précision.  Viennent ensuite, mais loin derrière – avec 2% seulement  de la population équipée – les montres et tensiomètre. A ce jour, et selon la même étude, les français équipés en objets connectés ne représentent que 11% de la population (14% chez les 18-24 ans). Mais ils devraient doubler dans les 3 prochaines années. Le cabinet d’études Gartner indique même à l’horizon 2020 un chiffre de 30 milliards d’objets connectés dans le monde ! Olivier Mével, co-fondateur de la société Enero et créateur du lapin connecté Nabaztag, pronostique aussi dans une interview parue sur silicon.fr une véritable explosion du marché : « tout va être connecté (…) la machine à café, la brosse à dents, le coussin, la table, etc. » Et pourquoi selon lui ? « Ce n’est pas forcément que cela va apporter de la valeur au consommateur, mais plutôt des bénéfices business pour les entreprises ».  Ces dernières pourront en effet récolter par ce biais le fameux Big Data : de précieuses  données sur leurs utilisateurs et leurs habitudes au quotidien. Plus besoin de payer de coûteuses études pour cela !L’Internet des objets, bientôt partout et pour tous ? 

Mais d’abord : c’est quoi un objet connecté ? C’est tout simplement un objet équipé de capteurs, d’un ordinateur interne et d’une connexion Internet et permettant d’accéder à une foule d’informations et de services. Parmi les objets les plus plébiscités selon l’étude Atelier BNP Paribas : la balance intelligente avec 6% des français équipés : une balance qui permet de suivre l’évolution de son poids avec grande précision.  Viennent ensuite, mais loin derrière – avec 2% seulement  de la population équipée – les montres et tensiomètres. A ce jour, et selon la même étude, les Français équipés en objets connectés ne représentent que 11% de la population (14% chez les 18-24 ans). Mais ils devraient doubler dans les 3 prochaines années. Le cabinet d’études Gartner indique même à l’horizon 2020 un chiffre de 30 milliards d’objets connectés dans le monde ! Olivier Mével, co-fondateur de la société Enero et créateur du lapin connecté Nabaztag, pronostique aussi dans une interview parue sur silicon.fr une véritable explosion du marché : « tout va être connecté (…) la machine à café, la brosse à dents, le coussin, la table, etc. » Et pourquoi selon lui ? « Ce n’est pas forcément que cela va apporter de la valeur au consommateur, mais plutôt des bénéfices business pour les entreprises ». Ces dernières pourront en effet récolter par ce biais le fameux Big Data : de précieuses  données sur leurs utilisateurs et leurs habitudes au quotidien. Plus besoin de payer de coûteuses études pour cela !

Zoom sur 3 utilisations malignes des objets connectés dans le monde du vin

Le phénomène est-il aussi répandu dans le vignoble que dans le quotidien des Français ?  La réponse est assurément positive. Pour améliorer leur production, assurer une qualité constante d’un millésime à l’autre, surveiller leurs vignes… les vignerons puisent depuis longtemps dans la science et l’innovation, comme en témoigne le dynamisme des derniers Trophées de l’innovation Vinitech 2014. Zoom sur  3 objets connectés particulièrement malins.  

L’empreinte digitale unique : pour mieux authentifier les vins

Alors que la contrefaçon constitue un véritable fléau pour les grands vins français, particulièrement copiés à l’étranger, une soixantaine de domaines ont déjà adopté le système Prooftag. Une sorte «d’empreinte digitale» unique qui permet aux clients d’authentifier eux-mêmes leurs vins en magasin par QR code. Et l’expertise offerte au consommateur va même plus loin puisqu’il bénéficie en plus de précieuses informations produits  pour bien choisir son vin. Une trouvaille particulièrement utile si l’on veut être sûr de ne pas acheter un Châteauneuf –du-Pape produit en Chine ! Christie’s, la fameuse enseigne britannique de vente aux enchères, vient d’ailleurs de l’adopter. 

Satellites et drônes : pour des vendanges optimales 

La vue par satellites proposée par le système Oenoview fournit au vigneron une photographie de la «vigueur» de ses vignes, figurée du gris clair (peu optimale…) au vert foncé (excellente). La précision est telle qu'elle permet de sélectionner les meilleurs raisins à l’intérieur de chaque parcelle pour le grand vin. Moins contraignants et plus précis, les drones épaulent aussi les viticulteurs, fournissant des clichés infrarouges qui, après traitement informatique, établissent une carte légendée de la vigueur de la vigne et aident,  par exemple, à déterminer la maturité optimale des raisins. 

Les robots : pour aider les vignerons sur le terrain… et même plus loin !  

Les robots aussi se mettent au service du vin et des vignerons. Malin, le robot développé par la société Vitirover par exemple tond l’herbe au plus près autour des pieds de vigne. Fabriqué en France, le robot autonome V.I.N, imaginé par l’entreprise wall-ye  offre quant à lui une force de travail herculéenne : il est en effet capable de se déplacer dans les vignes et d’y tailler 600 pieds par jour ! En plus d’aider efficacement les vignerons dans la production, les robots permettent de collecter de précieuses données pouvant être analysées et servir l’ensemble du processus viticole. A la croisée des savoir-faire, sur le terrain traditionnel et dans l’univers des Big Data, les robots font ainsi leur chemin dans le monde innovant de la viticulture. 

Mots-clés

Google+ Linkedin Partager par Email