Neurokiff - Vinocamp Paris 2015

Présente lors du Vinocamp Paris 2015, la start-up Neurokiff remet l’émotion au cœur de la dégustation. Avec son casque directement relié à nos neurones, elle mesure scientifiquement le plaisir provoqué par un bon verre de vin. Francky Trichet, chercheur en intelligence artificielle à l’Université de Nantes et créateur du Neurokiff, nous en dit plus sur cette innovation technologique.

Qu'est-ce que Neurokiff?

Qu’est-ce que Neurokiff ?
Neurokiff permet d’interpréter les émotions ressenties lors d’une dégustation de vin : excitation, frustration, ennui ou méditation. Les capteurs placés dans le casque enregistrent en temps réel les ondes alpha, béta et gamma émises par le cerveau. La tablette mobile les interprète en termes d’émotions positives ou négatives et les restitue visuellement en temps réel.
Quel intérêt pour le consommateur ?
Il n’y a pas d’utilité à proprement dit pour le consommateur : c’est le côté fun et expérience à vivre qui caractérisent l’originalité du Neurokiff. De par son caractère inédit, une dégustation avec le Neurokiff marque les esprits. Et l’on mémorise ainsi davantage le nom des vins que l’on boit. Pour les cavistes, les restaurateurs et les autres professionnels, c’est un bon moyen d’évènementialiser une dégustation et de faire vivre une expérience unique à leurs clients : voir en direct leurs émotions en provenance de leur cerveau !
 
Quelles applications ?
Pour l’instant, Neurokiff a été calibré pour mesurer les émotions ressenties lors d’une dégustation de vin : nous l’avons paramétré sur une centaine d’expérimentations. Il existe aussi une version calibrée pour la gastronomie déjà testé avec le Chef étoilé Eric Guérin. Pour l’avenir, on peut imaginer des applications dans de nombreux domaines, notamment artistiques. Cinéma, musique, publicité : partout où il y a de l’émotion, le Neurokiff peut servir à la mesurer et à l’interpréter !
Des évolutions sont-elles prévues ?
Oui, on y travaille ! Demain, Neurokiff devrait intégrer davantage de capteurs pour être plus précis. Au-delà des signaux neuronaux, nous souhaiterions aussi capter la dilatation des pupilles grâce à des lunettes spéciales ainsi que la sudation avec des capteurs placés aux doigts. La composition de la sueur permet en effet de mesurer des modifications physiologiques. 
L’émotion joue- t-elle un rôle important dans la dégustation de vin ? 
L’émotion ne ment pas. Elle est beaucoup plus directe que la réflexion, l’analyse. Le Neurokiff permet de confirmer ce l’on ressent, ce que l’on aime ou pas et que l’on ne s’avoue pas toujours très clairement. Alors oui, pour déguster un vin, l’émotion ressentie est fondamentale et le Neurokiff la révèle à l’état brut. 
Neurokiff présente- t-il un intérêt en termes de Big Data ?
Oui ! Grâce au Neurokiff, une profusion de données sur l’émotion est collectée. On pourrait imaginer une compilation de ces données pour établir le profil émotionnel d’un bordeaux ou d’un bourgogne. Cela aiderait le consommateur à choisir. Les vignerons pourraient aussi se servir de ces données pour assembler leur vin.Qu’est-ce que Neurokiff ?

Neurokiff permet d’interpréter les émotions ressenties lors d’une dégustation de vin : excitation, frustration, ennui ou méditation. Les capteurs placés dans le casque enregistrent en temps réel les ondes alpha, béta et gamma émises par le cerveau. La tablette mobile les interprète en termes d’émotions positives ou négatives et les restitue visuellement en temps réel.

 

Quel intérêt pour le consommateur ?

Il n’y a pas d’utilité à proprement parler pour le consommateur : c’est le côté fun et expérience à vivre qui caractérisent l’originalité du Neurokiff. De par son caractère inédit, une dégustation avec le Neurokiff marque les esprits. Et l’on mémorise ainsi davantage le nom des vins que l’on boit. Pour les cavistes, les restaurateurs et les autres professionnels, c’est un bon moyen d’évènementialiser une dégustation et de faire vivre une expérience unique à leurs clients : voir en direct leurs émotions en provenance de leur cerveau ! 

 

Quelles applications ?

Pour l’instant, Neurokiff a été calibré pour mesurer les émotions ressenties lors d’une dégustation de vin : nous l’avons paramétré sur une centaine d’expérimentations. Il existe aussi une version calibrée pour la gastronomie déjà testée avec le Chef étoilé Eric Guérin. Pour l’avenir, on peut imaginer des applications dans de nombreux domaines, notamment artistiques. Cinéma, musique, publicité : partout où il y a de l’émotion, le Neurokiff peut servir à la mesurer et à l’interpréter !

 

Des évolutions sont-elles prévues ?

Oui, on y travaille ! Demain, Neurokiff devrait intégrer davantage de capteurs pour être plus précis. Au-delà des signaux neuronaux, nous souhaiterions aussi capter la dilatation des pupilles grâce à des lunettes spéciales ainsi que la sudation avec des capteurs placés aux doigts. La composition de la sueur permet en effet de mesurer des modifications physiologiques. 

 

L’émotion joue- t-elle un rôle important dans la dégustation de vin ? 

L’émotion ne ment pas. Elle est beaucoup plus directe que la réflexion, l’analyse. Le Neurokiff permet de confirmer ce l’on ressent, ce que l’on aime ou pas et que l’on ne s’avoue pas toujours très clairement. Alors oui, pour déguster un vin, l’émotion ressentie est fondamentale et le Neurokiff la révèle à l’état brut. 

 

Neurokiff présente- t-il un intérêt en termes de Big Data ?

Oui ! Grâce au Neurokiff, une profusion de données sur l’émotion est collectée. On pourrait imaginer une compilation de ces données pour établir le profil émotionnel d’un Bordeaux ou d’un Bourgogne. Cela aiderait le consommateur à choisir. Les vignerons pourraient aussi se servir de ces données pour assembler leur vin.

 

D’une manière générale, pensez-vous que vin et nouvelles technologies font bon ménage ? 

Bien sûr. Mais il me semble que le monde du vin ne profite pas encore pleinement du potentiel offert par les nouvelles technologies, notamment au niveau de la production. En Espagne par exemple, il existe déjà un système de capteurs low cost (beaucoup moins chers que l’utilisation de drones ou de satellites) qui permet de mesurer, sur une AOC globale et en temps réel, des facteurs comme l’ensoleillement, l’hygrométrie, la pollution… Cela reste encore à développer davantage en France. Les nouvelles technologies offrent aussi des débouchés intéressants pour aider au choix ou pour diffuser du contenu. 

 

Projection à 10 ans : quelles innovations technologiques dans le monde du vin ? 

En 2025, les téléphones auront tous des lecteurs NFC (technologie sans contact) permettant d’accéder à du contenu sans avoir besoin de scanner un QR code ou de télécharger une application. Les bouchons de bouteilles seront tous connectés : une puce permettra de diffuser directement et simplement du contenu sur smartphone et tablette, comme la biographie du vigneron, le vignoble d’origine, les avis des consommateurs…   Je pense qu’il y aura aussi des tire-bouchons connectés : des capteurs chimiques placés dans le bouchon permettront de savoir par exemple si le vin est arrivé ou non à maturité et si l’on peut ouvrir la bouteille ou s’il vaut mieux attendre encore un peu. Enfin, tout ce qui est mémoire augmentée offre des perspectives très intéressantes, notamment pour se rappeler des vins que l’on a bus, aimés… et dont on a aussitôt oublié le nom ! 

 

D’autres innovations que vous jugez bien vues ?

Au-delà des nouvelles technologies et pour le fun, j’aime bien l’idée d’Amphoris : une entreprise brestoise qui se sert d’amphores plongées très profondément sous l’océan pour faire vieillir le vin et le conserver naturellement de façon optimale. Quand on sert un vin dans une bouteille ornée de mousse, d’algues et de vieux coquillages, ça crée l’événement à table !  
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