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Bien qu’encore largement rattaché à un savoir-faire traditionnel et artisanal, le vin évolue et s’adapte au monde d’aujourd’hui. Démocratisation, curiosité et ouverture en sont les grands maîtres mots. Zoom sur 3 de ces grandes nouvelles tendances.

Rendre le vin moins snob, plus accessible

Connaissez-vous Adam Vourvoulis ? Cet instagramer américain s’amuse à détourner les images clichées du vin sur internet. Derrière ce petit jeu, il faut lire une intention très sérieuse : démocratiser le monde du vin, rendre « le pinard moins snobinard ». Pour ce jeune américain, le vin doit d’abord être fun et réunir les gens. Ce n'est pas un accessoire pour s’afficher et crâner sur les réseaux sociaux. « On s'en fiche de votre bouteille de vin archi-rare ou de votre Champagne super reuch » dit-il ainsi. Selon lui, le vin n'est pas réservé à une certaine classe de la population ; le vin est pour tout le monde. Il devrait toujours inclure et non exclure les gens. Une tendance de fond qui se retrouve aussi chez les néo sommeliers comme l’explique Laurent Aron, sémiologue du goût : « la nouvelle génération de sommeliers adopte dans l’ensemble une posture plus empathique. » L’objectif n’est plus d’imposer un vin ou d’« écraser » le consommateur sous son savoir ou de le conseiller comme un écolier. Mais plutôt d’être à l’écoute de son ressenti.


A la recherche du « Next Cool » avec les Millennials

Les Millennials changent aussi la donne par leur nouvelle approche du vin. Ils cherchent ainsi la nouveauté, la surprise, l’amusement et plébiscitent par exemple un vin de couleur orange ou un Chardonnay slovène. Ils n’achèteront pas un vin très cher juste parce qu’une critique lui a attribué beaucoup de points. Ce qui compte pour eux, c’est l’histoire qui est racontée et les connexions personnelles qu’ils peuvent établir autour du produit. Pour s’informer et s’éduquer au vin, ils mènent leurs enquêtes sur le web, lisent les commentaires sur les réseaux sociaux et sont attentifs au bouche-à-oreille. D’une manière générale, ils dépensent aussi moins que leurs aînés pour une bouteille de vin (entre 10 à 15 dollars). Mais pour devenir les consommateurs les plus influents de la planète, il leur reste à développer une compréhension plus large et plus approfondie du monde du vin. Une connaissance qui irait au-delà d’un simple attrait pour la nouveauté ou la belle histoire racontée autour d’un vin.

Pour aller plus loin :

 

Ouverture des horizons

Si le savoir-faire vinicole français connaît ses classiques, il est aussi bousculé et revigoré par les mutations qui transforment le monde de la cuisine depuis le début des années 2000. Dans les restaurants, des associations mets-vins créatives et audacieuses voient le jour et de nouveaux vins sont inscrits à la carte. Avec les vins bio et nature, proposer des vins du monde est une des tendances marquantes de la nouvelle sommellerie. Les vins bio et nature relèvent souvent d’un parti pris engagé en faveur de l’environnement. Les vins du monde s’inscrivent dans cette nouvelle habitude des sommeliers, et de leurs clients, de voyager davantage et de s’ouvrir à d’autres horizons gustatifs. Ils n’hésitent plus à inscrire au menu des réjouissances gastronomiques un sauvignon blanc sud-africain ou slovène.

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