Depuis plusieurs années, Vin & Société réalise avec l’appui du cabinet Alcimed une méta-analyse qui compile toutes les études réalisées sur l’effet du vin sur la santé. En tout, plus de 1000 études scientifiques compilées. Cette démarche permet de synthétiser la recherche sur ces sujets et d’en tirer les pistes de consensus scientifique.

 

 

CONTEXTE ET METHODOLOGIE
Depuis plus de 10 ans, Vin & Société mène avec l’appui du cabinet Alcimed une étude bibliographique sur les effets du vin sur différentes pathologies : maladies cardio-vasculaires, maladies métaboliques (diabète, obésité, syndrome métabolique…), maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson…), cancers, maladies osseuses, santé prénatale…
Entre octobre 2012 et octobre 2013, 953 publications ont été recensées dans la base PubMed portant sur le vin, l’alcool et la santé. 70 études ont été sélectionnées à l’issue de ce premier regroupement (exclusion des études in vitro, ou ne portant pas sur les thématiques retenues, ou encore n’étudiant l’effet du vin que dans le cas d’un régime global…). Les résumés de ces 70 études ont été lus attentivement et l’analyse a été complétée par une étude plus détaillée de 20 publications.
NIVEAUX DE PREUVES 
4 niveaux de preuves ont été définis :
Consensus : lorsqu’au moins 8 études montrent toutes le même effet ou qu’au moins 4 études portant sur des populations de plus 100 000 personnes montrent des effets similaires.
Piste sérieuse : lorsqu’au moins 4 études montrent une tendance claire ou qu’au moins 2 études portant sur plus de 10 000 sujets permettent de dégager une tendance claire.
Piste émergente : lorsque 2 à 4 études montrent une tendance.
Controverse : lorsque plusieurs études montrent des résultats contradictoires.
PRINCIPAUX RESULTATS
Mortalité totale
De manière consensuelle, l’étude montre que la consommation responsable de vin aurait des effets bénéfiques sur la mortalité générale. 
Maladies cardiovasculaires et métabolisme
Les études ont démontré que la consommation modérée de vin aurait un effet bénéfique dans la prévention des maladies cardio-vasculaires (consensus) et du diabète de type 2 et syndrome métabolique (pistes sérieuses). 
Cancers
Il y a un consensus au niveau des études publiées sur les bénéfices de la consommation modérée de vin sur la survenue du cancer colorectal et du cancer de l’œsophage et l’effet neutre du vin sur les cancers de l’ovaire, de l’utérus et de l’endomètre ainsi que sur le cancer du pancréas. 
Les pistes sérieuses font émerger un bénéfice dans la prévention des cancers du poumon, de la thyroïde ou du rein et pas d’effet dans le déclenchement des cancers de la prostate et de l’estomac ni sur l’incidence des lymphomes. 
Au niveau des pistes émergentes, les études démontrent que le vin aurait des bénéfices dans la prévention des cancers de la vessie et du sein non hormono-dépendant et un effet neutre sur les cancers du foie et du cerveau. Par ailleurs, la survie après le diagnostic d’un cancer serait plus importante chez les consommateurs modérés de vin (piste émergente).
Cependant, comme évoqué les années précédentes, il semble que la consommation régulière de vin, tout comme celle d’alcool, augmente les risques de cancer du sein hormono-dépendant, Toutefois, il faut noter que cette forme de cancer qui est la plus fréquente, est fortement influencée par d’autres facteurs de risque que l’alcool tels qu’une puberté précoce, une ménopause tardive, un premier enfant tardivement, une absence d’allaitement, etc. 
Deux controverses existent : l’une portant sur les effets du vin sur les cancers des VADS (voies aéro-digestives supérieures) sauf l’œsophage et l’autre sur le cancer de la peau, pathologies sur lesquelles Alcimed et Vin & Société suivront avec attention les publications scientifiques à venir.
Maladies neuro-dégénératives
La consommation modérée de vin permettrait d’améliorer les fonctions cognitives et de prévenir les maladies neuro-dégénératives (pistes sérieuses).
Maladies osseuses
Les études ont confirmé, en piste sérieuse, que l’effet bénéfique du vin serait aussi observé sur la densité osseuse et l’ostéoporose. La consommation modérée de vin serait par ailleurs sans effet sur la polyarthrite rhumatoïde (piste émergente).
Santé prénatale
Aucune donnée scientifique ne permet aujourd’hui de définir un seuil en dessous duquel la consommation d’alcool chez la femme enceinte ne serait pas néfaste pour le nourrisson. Il est donc recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir de toute consommation d’alcool.NIVEAUX DE PREUVES

4 NIVEAUX DE PREUVES ONT ETE DEFINIS 

 

  • Consensus : lorsqu’au moins 8 études montrent toutes le même effet ou qu’au moins 4 études portant sur des populations de plus 100 000 personnes montrent des effets similaires.
  • Piste sérieuse : lorsqu’au moins 4 études montrent une tendance claire ou qu’au moins 2 études portant sur plus de 10 000 sujets permettent de dégager une tendance claire.
  • Piste émergente : lorsque 2 à 4 études montrent une tendance.
  • Controverse : lorsque plusieurs études montrent des résultats contradictoires.

 

PRINCIPAUX RESULTATS

 

Mortalité totale

Un niveau de piste sérieux indique que la consommation responsable de vin aurait des effets bénéfiques sur la mortalité générale.

Maladies cardiovasculaires et métabolisme

Il y a aujourd’hui un consensus indiquant que la consommation modérée de vin aurait un effet bénéfique dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, du diabète de type 2 et du syndrome métabolique. Cependant des pistes émergentes semblent indiquer que cette consommation de vin modérée a un effet relativement neutre sur l’obésité, voire néfaste pour les problématiques d’adiposité abdominal.

Cancers

Il y a un consensus au niveau des études publiées sur les bénéfices de la consommation modérée de vin sur la survenue du cancer colorectal et du cancer de l’oesophage et l’effet neutre du vin sur les cancers de l’ovaire, de l’utérus et de l’endomètre ainsi que sur le cancer du pancréas.

Les pistes sérieuses font émerger un bénéfice dans la prévention des cancers du poumon, de la thyroïde ou du rein et pas d’effet dans le déclenchement des cancers de la prostate et de l’estomac ni sur l’incidence des lymphomes.

Au niveau des pistes émergentes, les études démontrent que le vin aurait des bénéfices dans la prévention des cancers de la vessie et du sein non hormono-dépendant et un effet neutre sur les cancers du foie et du cerveau. Par ailleurs, la survie après le diagnostic d’un cancer serait plus importante chez les consommateurs modérés de vin (piste émergente).

Trois controverses existent : l’une portant sur les effets du vin sur les cancers des VADS (voies aéro-digestives supérieures) sauf l’oesophage et l’autre sur le cancer de la peau, pathologies sur lesquelles Alcimed et Vin & Société suivront avec attention les publications scientifiques à venir.

Cependant, comme évoqué les années précédentes, il semble que la consommation régulière de vin, tout comme celle d’alcool, augmente les risques de cancer du sein hormono-dépendant, Toutefois, il faut noter que cette forme de cancer qui est la plus fréquente, est fortement influencée par d’autres facteurs de risque que l’alcool tels qu’une puberté précoce, une ménopause tardive, un premier enfant tardivement, une absence d’allaitement, etc.

Maladies neuro-dégénératives

La consommation modérée de vin permettrait de prévenir les maladies neuro-dégénératives (consensus) et d’améliorer les fonctions cognitives (pistes sérieuses).

Maladies osseuses

Les études ont confirmé, en piste sérieuse, que l’effet bénéfique du vin serait aussi observé sur la densité osseuse et l’ostéoporose. La consommation modérée de vin serait par ailleurs sans effet sur la polyarthrite rhumatoïde (piste émergente).

Santé prénatale

Aucune donnée scientifique ne permet aujourd’hui de définir un seuil en dessous duquel la consommation d’alcool chez la femme enceinte ne serait pas néfaste pour le nourrisson. Il est donc recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir de toute consommation d’alcool.

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