Dégradation des marchés mondiaux, crises financières, baisses des actions : les remous de l’économie mondiale poussent désormais les particuliers fortunés comme les entreprises à chercher des investissements à forts rendements, mais aussi tangibles et simples à gérer. Leur nouvel eldorado ? Les grands crus classés, ce produit de luxe, prisé des clientèles aisées et boosté par le marché chinois. Ancien financier, passionné de vin, Ralph Saad (Associé gérant de R&S Corp.) a décidé de répliquer les techniques des marchés financiers à celui - tout nouveau et pourtant si prometteur, du vin. Explication.

Une rentabilité éprouvée

« Nous avons décidé de répliquer les techniques des marchés financiers au sous jacent qu’est le vin. Car aujourd’hui, le vin est devenu un véritable investissement, comparable à celui que l’on ferait en actions ou en obligations » raconte Ralph Saad. Comparable ? Et même mieux : le vin affiche une rentabilité à toute épreuve. « En 2006 et 2007, on notait déjà, en Grande Bretagne et en Chine, une véritable euphorie pour le vin. Mais en 2008, 2009 et 2010, celui-ci a réellement permis des rendements plus sexys que les actions, les obligations et l’immobilier ! ». Ralph Saad poursuit : «  Certains de nos investisseurs veulent du concret, des actifs tangibles et ne s’intéressent qu’au taux de rendement annuel que lui procure l’investissement. Or, en 10 ans, le vin affiche un rendement annuel de 27%. Il pourrait atteindre une moyenne de 15% par an environ sur les 40 dernières années. C’est un meilleur rendement que celui des actions (8% en moyenne) sur les 30 dernières années…Et c’est donc une véritable valeur refuge, comme l’or » !

La cote des vins

Comme pour tout marché, le vin a une cote. « Elle est tout simplement basée sur l’offre et la demande », explique Ralph Saad. « A ce titre, les enchères sont un bon indicateur pour les prix « printés » (c'est-à-dire les prix effectifs, validés par une transaction déjà réalisée, NDLR). Vous avez des enchères en France, en Grande Bretagne, à Hong Kong ou à Genève. Mais depuis 2008, c’est le marché chinois qui tire tout le marché des grands crus classés. Ensuite, les prix sont déterminés selon une moyenne, entre les infos que nous donnent les négociants bordelais et les transactions que nous faisons. Mais le marché n’est pas encore mature pour le moment, donc tout dépend encore de à qui et comment vous vendez cette bouteille… Parfois cela tourne même à la « chasse », sur des bouteilles aux millésimes très rares et très anciens, et dont il ne reste que 20 à 30 bouteilles dans le monde…. Cela rend le marché euphorique en termes de prix… »

Un placement tangible et sur-mesure

« Vous pouvez toucher vos bouteilles, les consommer en fin de contrat et, avant cela, les voir quand vous voulez ! » résume Ralph Saad. « Nous proposons des portefeuilles constitués des 30 premiers grands crus classés, achetés directement auprès des Châteaux ou de négociants bordelais. Nous faisons bénéficier à nos clients des prix pratiqués entre professionnels en cas de création de portefeuille en vin. Nous sommes aussi très attentifs à la provenance des vins, que nous achetons en caisse de bois d’origine uniquement. Et nous n’achetons pas les bouteilles ayant voyagé – remarquables à leurs étiquettes Import… ». Le véritable atout de ces grands crus ? « Ils ont un potentiel de croissance important et surtout ce que l’on pourrait appeler un « vrai » marché, c'est-à-dire un marché dont on sort facilement car il est actif et liquide sur les millésimes récents. A l’échéance, vous avec donc le choix entre entrer en possession de votre cave - et consommer les bouteilles si vous le souhaitez, ou que nous la revendions pour vous permettre de disposer des fonds ». A la différence des actions, une fois le portefeuille constitué (sur-mesure, que ce soit des millésimes anciens, des millésimes récents ou des primeurs), il s’agit de le stocker : « nous proposons à nos clients des lieux de stockage optimaux, comme des caves voutées par exemple. Mais s’ils souhaitent stocker le vin chez eux, nous les conseillons pour des conditions de conservation et de sécurité optimales, car le succès récents des vins attire une recrudescence des vols…  »

Un succès prometteur

Cette rançon du succès ne suffit pas à décourager les acheteurs, surtout à l’international : « c’est un marché de niche, encore très peu connu en France, où nous ne sommes pour le moment que deux ou trois acteurs » conclut Ralph Saad. « Mais il est plus développé en Angleterre, où le pouvoir d’achat est important et où le vin n’est qu’un actif sur lequel prendre des risques. En France, où on produit le vin, on a encore quelques réticences à en évoquer le simple rendement. Nous allons donc nous lancer sur le marché anglais, avant, peut être de nous implanter au Luxembourg et à Genève. Le vin en tant que placement a de beaux jours devant lui ! ».

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