Grégoire Kalt - bouteilles

Le vin, produit bimillénaire, n’a cessé d’être vecteur de richesse pour la France. Il est un incontournable aussi bien dans le paysage français que dans l’économie de l’hexagone.

Infographie "Le vin en quelques chiffres clés"

Production et chiffre d'affaires

Si le vin est autant présent dans l’univers représentatif de la France, c’est notamment en raison de l’étendue des surfaces de vigne sur le territoire, qui représente 750 000 hectares [1], ce qui serait l’équivalent de plus d’un million de stades de rugby.

Synonyme « d’or rouge » pour certains, le ratio entre valeur et volumes de production est assez significatif : la viticulture représente 15% de la production agricole en valeur pour seulement 3% des surfaces agricoles françaises.

Commercialisation et export

Les vins français sont composés à 47% par des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC), à 28% par des Indications Géographiques Protégées (IGP), à 8% par des Vins sans indication géographique et enfin 17% des volumes sont destinés aux alcools de bouche. [2].

La France est le 1er pays exportateur de vin au monde en valeur [3]. L’export représente 30 % de la commercialisation des vins français [4]. 54 % des vins sont exportés sur le marché européen [5]

En valeur, les Etats-Unis sont le premier débouché des vins français dans le monde en 2016, suivis par le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Chine. En volume, c’est l’Allemagne qui est en première position, suivie par le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Chine. 

Le vin est le 2e secteur d’exportation excédentaire français derrière l’aéronautique et devant les parfums et la cosmétique. La valeur des exportations est estimée à 7,9 milliards d’euros pour les vins en 2016. En volume, cela représente 136 millions de caisses de 12 bouteilles, soit 12,2 millions d’hectolitres. Les vins exportent l’équivalent de 156 rafales par an. [7].

Pour plus d'informations sur les chiffres export, retrouvez le bilan de la FEVS (Fédération des Exportations de Vins et Spiritueux en France) 2016. 

Consommation et oenotourisme

La consommation de vin en France a diminué ces 30 dernières années : alors qu’en 1975 elle était de 100 litres par habitant par an, elle a chuté à 42 litres par habitant par an aujourd’hui. Selon l’étude quinquennale de FranceAgriMer, on constate cependant un recul des non consommateurs de vin pour la première fois depuis 1995. Ils sont ainsi descendus à 33% en 2015 contre 38% en 2010. Autre constat : la consommation occasionnelle (1 à 2 fois par semaine ou plus rarement) prend le pas sur la consommation régulière (tous les jours ou presque tous les jours). On dénombre 51% de consommateurs occasionnels en 2015 contre 45% en 2010. Quant aux consommateurs réguliers, en baisse depuis 1980, leur part s’est stabilisée à 16% en 2015 (17% en 2010). 

Les vignobles de France sont un facteur clé de développement pour le tourisme : avec plus de 10 000 caves touristiques fréquentées par plus de 10 millions de visiteurs par an, l’oenotourisme se développe en France. 39% d’oenotouristes sont étrangers (en priorités les Belges, Britanniques, Néerlandais, Allemands, et Américains). 36 destinations ont été labellisées « Vignobles & Découvertes » label lancé en 2009 par Atout France et attribué pour une durée de 3 ans, par les ministres chargés du tourisme et de l’agriculture, après recommandation du Conseil Supérieur de l’oenotourisme. Enfin, la France ne compte pas moins de 31 musées et sites thématiques vin accueillant plus d’un million de visites par an [8].

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