Miss GlouGlou
Je m’appelle Ophélie Neiman, je suis une joyeuse amoureuse du vin, ni œnologue, ni...

Les maladies neurodégénératives en France.
Certes, on constate que les consommateurs modérés de vin sont mieux protégés des maladies cardiovasculaires (voir l’article). Mais des études montrent qu’il participe aussi à limiter le développement des maladies neurodégénératives, comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, la sclérose en plaque ou la chorée de Huntington... des maladies qui atteignent les tissus nerveux et deviennent vite invalidantes, entrainant la perte d’autonomie des personnes touchées (études d’Orgogozo et Letenneur en France notamment). Or en France aujourd’hui, ce sont plus de 860 000 personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer et 100 000 de la maladie de Parkinson. Les pathologies neurodégénératives représentaient 6% des décès en France en 2008.
Ethanol et polyphénols, des molécules utiles ! De nombreuses études montrent que la consommation modérée de vin permettrait de diminuer les risques de démence et nous protégerait contre la maladie de Parkinson. D’autres études montrent que les personnes consommant du vin de manière modérée obtiennent de meilleurs résultats aux tests cognitifs (mémoire verbale, rapidité, attention visuelle, orientation, apprentissage, aisance verbale…) et ont des risques plus faibles de maladies d’Alzheimer. Comment ? L’effet neuroprotecteur du vin serait attribuable à la molécule d’éthanol et aux polyphénols, notamment le resvératrol et les flavonoïdes. En effet, les polyphénols favoriseraient la survie des cellules nerveuses et contribueraient ainsi à la protection du système nerveux central. Leurs actions anti-oxydantes et anti-inflammatoires permettraient de réduire le déclin cognitif modéré.
Attention, ce n’est pas une prescription médicale ! Tout est affaire d’équilibre ! Une consommation modérée et régulière de vin participe à un style de vie équilibré. Alors, si le vin protège les personnes âgées, il serait déraisonnable de modifier subitement leurs habitudes alimentaires! A 75 ans, les fonctions hépatiques, entre autres, sont modifiées. et on observe une réduction de l'efficacité des enzymes responsables de l'élimination de l'alcool . Par conséquent, à quantités égales d'alcool consommé, les personnes âgées obtiennent une alcoolémie plus élevée que celle de leurs cadets…