Illustration Audrey Bakx session 1 Vinocamp Paris

C’est autour d’un format atelier que se sont réunis au Vinocamp Paris différents acteurs du e-commerce. C discount, Castel, Cavissima, agences digitales, curieux en reconversion, start-up, membre de la WineTech, petit exportateur… Venant d’horizons fort variés, ils s’accordent globalement sur un certain nombre de constats.

Difficile de gagner sa vie avec le seul e-commerce

Peut-on gagner sa vie avec le e-commerce ? A cette question, le Petit Ballon est spontanément cité comme exemple de réussite. Avec son offre de box qui sélectionne les pépites du vin et ses formules d’abonnement entre 20 et 40€, l’entreprise française a en effet passé la barre des 3 millions ; elle a atteint la 8ème place en tant qu’e-commerçant en France et la 1ère en tant qu’e-commerçant mono-catégorie. De bons chiffres, qu’il convient de modérer car la rentabilité du Petit Ballon passe aussi par les évènements BtoB, les évènements… En dehors de cet exemple, peu d’entreprises peuvent se vanter d’atteindre un tel résultat...  Même les plus connues comme C Discount ! Comme l’explique l’un des représentants de cette entreprise, « la marge chez C discount se fait en amont du e-commerce (avec la data, l’audience notamment). Le e-commerce en tant que tel ne rapporte pas d’argent. Chez C Discount, notre offre consiste à proposer sur le marché la gamme la plus profonde possible ; ainsi qu’une certaine largeur de gamme, avec des prix allant de 5 à 300 €. »

 

Une Europe des marchandises encore bien compliquée

A plusieurs reprises, les participants ont également souligné la complexité engendrée par la livraison hors de la France. C Discount affirme ainsi ne livrer qu’en Belgique à cause des problèmes logistiques : taxes, douanes, problèmes de livraison… La Suède et la Suisse sont à plusieurs reprises pointées du doigt comme étant des pays compliqués. Avenue des vins – entreprise qui gère l’interface web, le trafic et les RP des vignerons – semble de son côté avoir solutionné le problème de livraison en France et en Europe en choisisant DHL. Conclusion : si livrer en Europe n’est pas « injouable », plusieurs participants regrettent tout de même une certaine complexité. 

 

Quelques secrets de la réussite

Face aux difficultés évoquées précédemment, on s’interroge alors : y a-t-il des clés du succès pour réussir dans le e-commerce de vin ? A part Le Petit Ballon, d’autres modèles ont-ils réussi ? Sont alors cités en exemple Vivino, Vinatis et Millésima, avec pour chacun des raisons du succès différentes. Vivino par exemple était un média social avant de passer au e-commerce, il disposait donc de datas qui ont fait la différence. Le succès de Vinatis s’explique quant à lui par le panier d’achat très bas et très accessible (environ 10€), ainsi que par leur structure très légère qui coûte peu d’argent (beaucoup de taches sont internalisées). Quant à Millésima, leur panier d’achat très élevé (dans les 800€) et leur forte croissance à l’export constituent leur principale force.

 

 

En bref

Parmi les sujets plus rapidement évoqués par les participants :

  • la problématique des cavistes, surtout en Champagne : les vignerons qui travaillent régulièrement avec des cavistes doivent les « ménager » en n’affichant pas des prix inférieurs aux leurs en ligne. Certains résolvent le problème en segmentant leur gamme.
  • la maturité des vignerons en matière de e-commerce : tous ne sont pas prêts à investir 15 à 20 000 € pour une présence en ligne.
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