Grégoire Kalt - bouteilles

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Au sommaire pour les mois d'octobre/novembre : Consommation modérée de boissons alcoolisées et prévention du diabète / Risque élevé d'AVC en Russie en raison de la consommation excessive d'alcool / L'influence des parents et les habitudes de consommation de la jeunesse suisse / Pas de risque accru de cancer du côlon avec une consommation d’alcool modérée / Lancement du nouveau Code européen contre le cancer / Etiquettes d’avertissement contre le cancer sur les boissons alcoolisées ?

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Article de fond

Consommation modérée de boissons alcoolisées et prévention du diabète

Consommation modérée de boissons alcoolisées et prévention du diabète
Une étude grecque a rapporté que les personnes qui consommaient au maximum un verre par jour avaient un risque 53% plus faible que les abstinents de développer un diabète dans les 10 années suivantes.
Le diabète sucré est une cause majeure de décès et d'invalidité dans le monde entier. Selon la Fédération Internationale du Diabète, sa prévalence globale était d'environ 8% en 2011 et devrait augmenter jusqu'à 10% d’ici 2030. Cependant, de nombreux gouvernements et acteurs de la santé publique ignorent encore largement la prévalence actuelle du diabète et des conditions pré-diabétiques, la potentielle augmentation future de cette prévalence et les complications graves associées à cette maladie. Une sensibilisation à cette prévalence élevée et aux facteurs de risque associés pourrait ainsi mener à de nouvelles politiques et stratégies de prévention et de gestion.
Les évolutions du mode de vie telles que l’augmentation de l’activité physique et le contrôle du poids corporel sont considérées comme d'une importance capitale dans la prévention contre le diabète de type 2 (DT2). Une consommation régulière de boissons alcoolisées, à condition d’être légère ou modérée, est considérée comme faisant partie d'un mode de vie sain. En effet, elle est associée à une plus faible incidence de maladies cardiovasculaires et de la mortalité totale. Cependant, certaines questions concernant le diabète demeurent encore sans réponse.
Pour examiner l'effet de la consommation d'alcool sur l'incidence du diabète, un groupe de chercheurs grecs a réalisé une étude prospective sur2un échantillon aléatoire de 1514 hommes (âgés de 18 à 89 ans) et de 1528femmes (âgées de 18 à 87 ans), participant à l’étude ATTICA (régionmétropolitaine d'Athènes, Grèce). Parmi de nombreuses autrescaractéristiques, le niveau moyen de consommation quotidienne d'alcool(abstention, faible, modéré, élevé) ainsi que les types de boissonsalcoolisées ont été évalués. Le diabète a été défini selon les critères del'Association Américaine du Diabète.
Pour examiner l'effet de la consommation d'alcool sur l'incidence du diabète, un groupe de chercheurs grecs a réalisé une étude prospective sur un échantillon aléatoire de 1514 hommes (âgés de 18 à 89 ans) et de 1528 femmes (âgées de 18 à 87 ans), participant à l’étude ATTICA (régionmétropolitaine d'Athènes, Grèce). Parmi de nombreuses autres caractéristiques, le niveau moyen de consommation quotidienne d'alcool (abstention, faible, modéré, élevé) ainsi que les types de boissons alcoolisées ont été évalués. Le diabète a été défini selon les critères de l'Association Américaine du Diabète.
Les participants ont été suivis pendant une décennie. Au bout de 10 ans, 13,4% des hommes et 12,4% des femmes ont développé un diabète. Après divers ajustements statistiques, l’étude indique que ceux qui consommaient jusqu'à 1 verre de boisson alcoolisée par jour avaient un risque de développer un diabète 53% plus faible que les abstinents. Pour les participants qui avaient une consommation supérieure à un verre par jour et ceux qui s’abstenaient de boire des boissons alcoolisées, il y avait un risque accru. Ces résultats peuvent être représentés par une courbe en forme de U, indiquant une association significative entre la quantité de boissons alcoolisées et l'incidence du diabète. L’étude n’a cependant pas décelé d’effet spécifique lié aux différents types de boissons alcoolisées. En outre, l'effet protecteur d'une faible consommation de boissons alcoolisées sur l'incidence du diabète était plus important chez les personnes qui suivaient un régime de type méditerranéen et qui avaient moins de facteurs de risque cardio-métabolique.
D’après les scientifiques, cette étude a révélé qu’une consommation modeste d'alcool a un effet protecteur contre le risque de développer un diabète sur 10 ans.
Koloverou E, Panagiotakos DB, Pitsavos C, et al. Effects of alcohol consumption and the metabolic syndrome on 10-year incidence of diabetes :The ATTICA study. Diabetes Metab. 1er septembre 2014.
Maladies cardiovasculaires
 
Risque élevé d'AVC en Russie en raison de la consommation excessive d'alcool
Les résultats d'une étude russe ont montré qu'en Russie, en raison de la consommation excessive de boissons alcoolisées, plus d'un quart des hommes et 18,4% des femmes meurent prématurément d'un accident vasculaire cérébral (AVC).
Le taux de mortalité due aux AVC en Russie est l'un des plus élevés au monde. Les données épidémiologiques suggèrent que la consommation excessive d’alcool en est un facteur important. Une étude a été réalisée pour estimer la mortalité due aux AVC prématurés qui sont attribuables à l'abus d'alcool en Russie. Cette étude a été fondée sur des données de mortalité liée à l'AVC et de consommation d'alcool pour la période 1980-2005. Les résultats suggèrent que chez les hommes et chez les femmes, respectivement 26,8% et 18,4% des décès dus aux AVC pourraient être attribués à l'alcool. Pour les hommes, la fraction estimée attribuable à l'alcool variait de 16,2% (pour les plus de 75 ans) à 57,5% (pour les 30-44 ans) et elle variait pour les femmes de 21,7% (pour les 60-74 ans) à 43,5% (pour les 30 - 44 ans).
Razvodovsky Y. E., Fraction of stroke mortality attributable to alcohol consumption in Russia. Adicciones. 2014;26(2):126-133.
Modes de consommation
 
L'influence des parents et les habitudes de consommation de la jeunesse suisse
Les résultats d'une étude suisse apportent une preuve supplémentaire au fait que l'influence des parents durant l’enfance des jeunes garçons semble avoir un impact continu sur leurs habitudes de consommation lorsqu’ils sont jeunes adultes.
En Suisse, une étude récente a déterminé si les facteurs parentaux durant l’enfance (parentalité, famille monoparentale, parents abusant d’alcool ou d’autres drogues) sont associés à des habitudes de consommation chez les jeunes hommes. L'analyse est basée sur un échantillon de population issu de l'étude de cohorte portant sur « les facteurs de risques de l’usage de substances ». Celle-ci comprenait 5990 jeunes hommes (âge moyen : 19,5 ans) en processus de recrutement obligatoire pour l'armée. Les résultats ont montré qu’un problème de toxicomanie chez les parents était positivement associé chez les jeunes hommes à une consommation importante d'alcool, une consommation à risque par occasion de consommation et à la dépendance. Au contraire, être un parent actif (surveiller, fixer des règles et savoir où se trouvent les enfants) présentait une association négative avec une consommation importante d'alcool, une consommation à risque par occasion de consommation et avec la dépendance.
Les auteurs ont conclu que dans le cadre d’une stratégie de prévention sur l’alcool, les professionnels de la santé devraient souligner l'importance du rôle parental actif et prévenir les parents de l’usage abusif de substances.
Steiner S, Schori D, Gmel G. Excessive alcohol consumption in young men: is there an association with their earlier family situation, Swiss Med Wkly. 3 septembre 2014;144:w14007.
Cancer
 
Pas de risque accru de cancer du côlon avec une consommation d’alcool modérée
Une méta-analyse chinoise sur des études prospectives soutient la thèse d’une association dose-risque en forme de J entre la consommation de boissons alcoolisées et le cancer du côlon. Il est à garder à l’esprit que la consommation excessive d'alcool est associée à une mortalité accrue due au cancer du côlon.
Il est largement accepté qu’il existe un lien de causalité entre la consommation de boissons alcoolisées et le cancer colorectal. Cependant, l'association quantitative entre la consommation d'alcool et la mortalité due au cancer du côlon reste encore à éclaircir.
Les chercheurs chinois ont effectué une revue systématique et une méta-analyse sur des études épidémiologiques afin de quantifier le risque de mortalité dû au cancer du côlon selon différents niveaux de consommation d'alcool. Neuf études de cohorte ont été retenues.
Il a été démontré que, comparativement aux non buveurs ou aux buveurs occasionnels, le risque relatif global était de 1,03 pour tout type de buveurs, de 0,97 pour les buveurs caoss(≤12,5 g / jour d'éthanol), de 1,04 pour les buveurs modérés (de 12,6 à 49,9 g / jour d'éthanol), et de 1,21 pour les grands buveurs (≥50 g / jour d'éthanol) (Note : un risque relatif de 1,21 signifie un risque accru de 21% par rapport aux non-buveurs).
Parmi les grands buveurs, le risque plus élevé était seulement notable pour les hommes (RR = 1,28) alors qu'il y avait une tendance inverse pour les femmes (RR = 0,79).
En conclusion, l'analyse dose-réponse a montré une relation en forme de J entre la consommation d'alcool et de mortalité liée au cancer du côlon.
Cai S, Li Y, Ding Y, Chen K, Jin M. Alcohol drinking and the risk of colorectal cancer death: a meta-analysis. Eur J Cancer Prev. 28 août 2014.
Lancement du nouveau Code européen contre le cancer
Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a lancé la quatrième édition du Code européen contre le cancer, qui recommande 12 mesures individuelles pour réduire le risque de cancer. Soulignant les choix du mode de vie, le code recommande d'éviter le tabac, la consommation nocive d’alcool, et l'exposition excessive au soleil, conseillant aussi aux Européens d’être physiquement actifs, de maintenir un régime alimentaire sain et de surveiller son poids.
Parmi les mises à jour du Code, les recommandations concernant l’alcool sont les suivantes :
• « Si vous buvez de l'alcool de tout type, limitez votre consommation. Mieux vaut ne pas boire d’alcool pour la prévention du cancer ».
En comparaison, la version précédente de ce code édictait :
• « Si vous buvez de l'alcool, de la bière, du vin ou des spiritueux, modérez votre consommation à deux verres par jour si vous êtes un homme ou un verre par jour si vous êtes une femme ».
Dans un communiqué de presse, le CIRC a noté que 13 États ont adhéré à l'UE depuis la dernière publication du code en 2003, et a déclaré que la version mise à jour tient compte de l'intégration d'une « plus grande diversité de personnes, avec une variété des modes de vie et des risques de cancer associés au sein de l'Union européenne». Cette mise à jour du Code (initialement créé en 1987) est le résultat d'un projet coordonné par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et cofinancé par le programme de santé de la Commission européenne. Il est le fruit de deux ans de collaboration entre des spécialistes du cancer, des scientifiques et d'autres experts de l'Union européenne.
International Agency for Research on Cancer, 14 octobre 2014: http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2014/pdfs/pr228_E.pdf
Etiquettes d’avertissement contre le cancer sur les boissons alcoolisées ?
Une étude australienne a examiné l'acceptation auprès des buveurs d’apposer des avertissements contre le cancer sur l’étiquette des boissons alcoolisées. Il y a de plus en plus de demandes pour que des avertissements soient étiquetés sur les boissons alcoolisées. Les étiquettes d’avertissement ont été proposées en tant que sources d’information importantes pour les consommateurs. Les études évaluant l'efficacité des étiquettes d’avertissement ont conclu qu’elles n’ont pas entrainé de changements de comportement importants. En Australie, des groupes de discussion entre grands buveurs d’alcool ont suggéré que les avertissements tels que « l'alcool augmente le risque de cancer » peuvent accroître leur sensibilisation sur le lien entre la consommation de boissons alcoolisées et l'incidence de certains cancers.
Cependant, il convient de noter que la prise de conscience d'un risque ne change pas nécessairement les croyances et les comportements, comme mentionné plus haut dans cette publication.
Pettigrew S., Jongenelis M, Chikritzhs T, Slevin T, Pratt, IS, Glance D, Liang W, Developing cancer warning statements for alcoholic beverages, BMC Public Health 2014; 14(1):786.
En savoir plus sur le Wine Information Council Consommation modérée de boissons alcoolisées et prévention du diabète

Une étude grecque a rapporté que les personnes qui consommaient au maximum un verre par jour avaient un risque 53% plus faible que les abstinents de développer un diabète dans les 10 années suivantes.

Le diabète sucré est une cause majeure de décès et d'invalidité dans le monde entier. Selon la Fédération Internationale du Diabète, sa prévalence globale était d'environ 8% en 2011 et devrait augmenter jusqu'à 10% d’ici 2030. Cependant, de nombreux gouvernements et acteurs de la santé publique ignorent encore largement la prévalence actuelle du diabète et des conditions pré-diabétiques, la potentielle augmentation future de cette prévalence et les complications graves associées à cette maladie. Une sensibilisation à cette prévalence élevée et aux facteurs de risque associés pourrait ainsi mener à de nouvelles politiques et stratégies de prévention et de gestion.

Les évolutions du mode de vie telles que l’augmentation de l’activité physique et le contrôle du poids corporel sont considérées comme d'une importance capitale dans la prévention contre le diabète de type 2 (DT2). Une consommation régulière de boissons alcoolisées, à condition d’être légère ou modérée, est considérée comme faisant partie d'un mode de vie sain. En effet, elle est associée à une plus faible incidence de maladies cardiovasculaires et de la mortalité totale. Cependant, certaines questions concernant le diabète demeurent encore sans réponse.

Pour examiner l'effet de la consommation d'alcool sur l'incidence du diabète, un groupe de chercheurs grecs a réalisé une étude prospective sur2un échantillon aléatoire de 1514 hommes (âgés de 18 à 89 ans) et de 1528femmes (âgées de 18 à 87 ans), participant à l’étude ATTICA (régionmétropolitaine d'Athènes, Grèce). Parmi de nombreuses autres caractéristiques, le niveau moyen de consommation quotidienne d'alcool(abstention, faible, modéré, élevé) ainsi que les types de boissonsalcoolisées ont été évalués. Le diabète a été défini selon les critères del'Association Américaine du Diabète.Pour examiner l'effet de la consommation d'alcool sur l'incidence du diabète, un groupe de chercheurs grecs a réalisé une étude prospective sur un échantillon aléatoire de 1514 hommes (âgés de 18 à 89 ans) et de 1528 femmes (âgées de 18 à 87 ans), participant à l’étude ATTICA (régionmétropolitaine d'Athènes, Grèce). Parmi de nombreuses autres caractéristiques, le niveau moyen de consommation quotidienne d'alcool (abstention, faible, modéré, élevé) ainsi que les types de boissons alcoolisées ont été évalués. Le diabète a été défini selon les critères de l'Association Américaine du Diabète.

Les participants ont été suivis pendant une décennie. Au bout de 10 ans, 13,4% des hommes et 12,4% des femmes ont développé un diabète. Après divers ajustements statistiques, l’étude indique que ceux qui consommaient jusqu'à 1 verre de boisson alcoolisée par jour avaient un risque de développer un diabète 53% plus faible que les abstinents. Pour les participants qui avaient une consommation supérieure à un verre par jour et ceux qui s’abstenaient de boire des boissons alcoolisées, il y avait un risque accru. Ces résultats peuvent être représentés par une courbe en forme de U, indiquant une association significative entre la quantité de boissons alcoolisées et l'incidence du diabète. L’étude n’a cependant pas décelé d’effet spécifique lié aux différents types de boissons alcoolisées. En outre, l'effet protecteur d'une faible consommation de boissons alcoolisées sur l'incidence du diabète était plus important chez les personnes qui suivaient un régime de type méditerranéen et qui avaient moins de facteurs de risque cardio-métabolique.

D’après les scientifiques, cette étude a révélé qu’une consommation modeste d'alcool a un effet protecteur contre le risque de développer un diabète sur 10 ans.

Koloverou E, Panagiotakos DB, Pitsavos C, et al. Effects of alcohol consumption and the metabolic syndrome on 10-year incidence of diabetes :The ATTICA study. Diabetes Metab. 1er septembre 2014.

Pour plus d’information sur cet article, lire le résumé scientifique ici.

 

MALADIES CARDIOVASCULAIRES

Risque élevé d'AVC en Russie en raison de la consommation excessive d'alcool

Les résultats d'une étude russe ont montré qu'en Russie, en raison de la consommation excessive de boissons alcoolisées, plus d'un quart des hommes et 18,4% des femmes meurent prématurément d'un accident vasculaire cérébral (AVC).

Le taux de mortalité due aux AVC en Russie est l'un des plus élevés au monde. Les données épidémiologiques suggèrent que la consommation excessive d’alcool en est un facteur important. Une étude a été réalisée pour estimer la mortalité due aux AVC prématurés qui sont attribuables à l'abus d'alcool en Russie. Cette étude a été fondée sur des données de mortalité liée à l'AVC et de consommation d'alcool pour la période 1980-2005. Les résultats suggèrent que chez les hommes et chez les femmes, respectivement 26,8% et 18,4% des décès dus aux AVC pourraient être attribués à l'alcool. Pour les hommes, la fraction estimée attribuable à l'alcool variait de 16,2% (pour les plus de 75 ans) à 57,5% (pour les 30-44 ans) et elle variait pour les femmes de 21,7% (pour les 60-74 ans) à 43,5% (pour les 30 - 44 ans).

Razvodovsky Y. E., Fraction of stroke mortality attributable to alcohol consumption in Russia. Adicciones. 2014;26(2):126-133.

Pour plus d’information sur cet article, lire le résumé scientifique ici.


MODES DE CONSOMMATION

L'influence des parents et les habitudes de consommation de la jeunesse suisse

Les résultats d'une étude suisse apportent une preuve supplémentaire au fait que l'influence des parents durant l’enfance des jeunes garçons semble avoir un impact continu sur leurs habitudes de consommation lorsqu’ils sont jeunes adultes.

En Suisse, une étude récente a déterminé si les facteurs parentaux durant l’enfance (parentalité, famille monoparentale, parents abusant d’alcool ou d’autres drogues) sont associés à des habitudes de consommation chez les jeunes hommes. L'analyse est basée sur un échantillon de population issu de l'étude de cohorte portant sur « les facteurs de risques de l’usage de substances ». Celle-ci comprenait 5990 jeunes hommes (âge moyen : 19,5 ans) en processus de recrutement obligatoire pour l'armée. Les résultats ont montré qu’un problème de toxicomanie chez les parents était positivement associé chez les jeunes hommes à une consommation importante d'alcool, une consommation à risque par occasion de consommation et à la dépendance. Au contraire, être un parent actif (surveiller, fixer des règles et savoir où se trouvent les enfants) présentait une association négative avec une consommation importante d'alcool, une consommation à risque par occasion de consommation et avec la dépendance.

Les auteurs ont conclu que dans le cadre d’une stratégie de prévention sur l’alcool, les professionnels de la santé devraient souligner l'importance du rôle parental actif et prévenir les parents de l’usage abusif de substances.

Steiner S, Schori D, Gmel G. Excessive alcohol consumption in young men: is there an association with their earlier family situation, Swiss Med Wkly. 3 septembre 2014;144:w14007.

Pour plus d’information sur cet article, lire le résumé scientifique ici.

 

CANCER

Pas de risque accru de cancer du côlon avec une consommation d’alcool modérée

Une méta-analyse chinoise sur des études prospectives soutient la thèse d’une association dose-risque en forme de J entre la consommation de boissons alcoolisées et le cancer du côlon. Il est à garder à l’esprit que la consommation excessive d'alcool est associée à une mortalité accrue due au cancer du côlon.

Il est largement accepté qu’il existe un lien de causalité entre la consommation de boissons alcoolisées et le cancer colorectal. Cependant, l'association quantitative entre la consommation d'alcool et la mortalité due au cancer du côlon reste encore à éclaircir.

Les chercheurs chinois ont effectué une revue systématique et une méta-analyse sur des études épidémiologiques afin de quantifier le risque de mortalité dû au cancer du côlon selon différents niveaux de consommation d'alcool. Neuf études de cohorte ont été retenues.

Il a été démontré que, comparativement aux non buveurs ou aux buveurs occasionnels, le risque relatif global était de 1,03 pour tout type de buveurs, de 0,97 pour les buveurs caoss(≤12,5 g / jour d'éthanol), de 1,04 pour les buveurs modérés (de 12,6 à 49,9 g / jour d'éthanol), et de 1,21 pour les grands buveurs (≥50 g / jour d'éthanol) (Note : un risque relatif de 1,21 signifie un risque accru de 21% par rapport aux non-buveurs).

Parmi les grands buveurs, le risque plus élevé était seulement notable pour les hommes (RR = 1,28) alors qu'il y avait une tendance inverse pour les femmes (RR = 0,79).

En conclusion, l'analyse dose-réponse a montré une relation en forme de J entre la consommation d'alcool et de mortalité liée au cancer du côlon.

Cai S, Li Y, Ding Y, Chen K, Jin M. Alcohol drinking and the risk of colorectal cancer death: a meta-analysis. Eur J Cancer Prev. 28 août 2014.

Pour plus d’information sur cet article, lire le résumé scientifique ici.

 

Lancement du nouveau Code européen contre le cancer

Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a lancé la quatrième édition du Code européen contre le cancer, qui recommande 12 mesures individuelles pour réduire le risque de cancer. Soulignant les choix du mode de vie, le code recommande d'éviter le tabac, la consommation nocive d’alcool, et l'exposition excessive au soleil, conseillant aussi aux Européens d’être physiquement actifs, de maintenir un régime alimentaire sain et de surveiller son poids.

Parmi les mises à jour du Code, les recommandations concernant l’alcool sont les suivantes :

• « Si vous buvez de l'alcool de tout type, limitez votre consommation. Mieux vaut ne pas boire d’alcool pour la prévention du cancer ».

En comparaison, la version précédente de ce code édictait :

• « Si vous buvez de l'alcool, de la bière, du vin ou des spiritueux, modérez votre consommation à deux verres par jour si vous êtes un homme ou un verre par jour si vous êtes une femme ».

Dans un communiqué de presse, le CIRC a noté que 13 États ont adhéré à l'UE depuis la dernière publication du code en 2003, et a déclaré que la version mise à jour tient compte de l'intégration d'une « plus grande diversité de personnes, avec une variété des modes de vie et des risques de cancer associés au sein de l'Union européenne». Cette mise à jour du Code (initialement créé en 1987) est le résultat d'un projet coordonné par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et cofinancé par le programme de santé de la Commission européenne. Il est le fruit de deux ans de collaboration entre des spécialistes du cancer, des scientifiques et d'autres experts de l'Union européenne.

International Agency for Research on Cancer, 14 octobre 2014: http://www.iarc.fr/en/media-centre/pr/2014/pdfs/pr228_E.pdf

 

Etiquettes d’avertissement contre le cancer sur les boissons alcoolisées ?

Une étude australienne a examiné l'acceptation auprès des buveurs d’apposer des avertissements contre le cancer sur l’étiquette des boissons alcoolisées. Il y a de plus en plus de demandes pour que des avertissements soient étiquetés sur les boissons alcoolisées. Les étiquettes d’avertissement ont été proposées en tant que sources d’information importantes pour les consommateurs. Les études évaluant l'efficacité des étiquettes d’avertissement ont conclu qu’elles n’ont pas entrainé de changements de comportement importants. En Australie, des groupes de discussion entre grands buveurs d’alcool ont suggéré que les avertissements tels que « l'alcool augmente le risque de cancer » peuvent accroître leur sensibilisation sur le lien entre la consommation de boissons alcoolisées et l'incidence de certains cancers.

Cependant, il convient de noter que la prise de conscience d'un risque ne change pas nécessairement les croyances et les comportements, comme mentionné plus haut dans cette publication.

Pettigrew S., Jongenelis M, Chikritzhs T, Slevin T, Pratt, IS, Glance D, Liang W, Developing cancer warning statements for alcoholic beverages, BMC Public Health 2014; 14(1):786.

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