Loi Evin 20 ans après : mission accomplie ?
Publié le 05/12/2011
Enjeux et perspectives
pour la filière viti-vinicole
« La France peut être fière de sa filière et de ses producteurs. A l’étranger, notre culture du vin est fêtée, admirée. Les nouveaux pays producteurs bénéficient de beaucoup de liberté pour parler du vin. Ici, l’austérité ambiante empêche de se réjouir de cette richesse. Osons parler du vin ! Osons l’aimer ! » Au cœur d’une relation saine à la consommation de vin, « la dégustation, qui n’est pas interdite. Elle favorise la consommation responsable et doit donc être autorisée, de même que l’oenotourisme.
Vin & Société et la filière formulent donc trois propositions concrètes, avec un objectif général : revenir à l’objectif initial de la loi, celui de lutter contre les consommations excessives en valorisant la modération et en se concentrant sur les conduites à risque, notamment des jeunes. Première proposition : clarifier la définition de la publicité afin de lever toute ambigüité, de permettre la liberté d’expression et de conserver le vin comme composante incontournable du patrimoine culturel français. Ensuite, redéfinir les indications autorisées dans le contenu des messages publicitaires afin d’aller au-delà de la simple information, autoriser la communication sur la consommation responsable du produit et sécuriser le champ de l’information œnotouristique. Enfin, supprimer la liste limitative des supports autorisés et préférer l’identification des supports interdits à la publicité en intégrant dans la loi l‘interdiction de s’adresser à des publics sensibles ou d’engager des conduites à risque : les supports visant directement les jeunes, l’association au sport, l’exploitation de la notoriété d’une personne médiatique.
Une ambition que résume Marie-Christine Tarby : « Nous devons trouver un équilibre entre le plaisir et la santé. Notre objectif commun : une filière qui vit, se développe et communique à travers la publicité ! »